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Dr Samba Cor Sarr sur la polémique d’un vaccin testé en Afrique : «C’est terminé ! Les Européens n’ont plus ce pouvoir »

Après la polémique sur la possibilité de tester un vaccin du Bcg en Afrique pour soigner le coronavirus Covid-19, le Dr Samba Cor Sarr du Comité national d’éthiques pour la recherche en santé (Cners), a mis le doigt là où il fait mal en rappelant aux scientifiques européens que l’époque de la colonisation est révolue et qu’il n’est plus possible de bafouer les droits humains mêmes les plus élémentaires dans le continent noir.

 

« C’est terminé ! Les Européens n’ont plus ce pouvoir en Afrique », a-t-il déclaré en substance lors de cette émission. Selon lui, la recherche à ses principes, qui consistent d’anticiper chaque fois sur un tel événement pour apporter des contributions pouvant mettre fin à une pareille maladie. Dr Samba Cor Sarr était l’invité de l’émission « Stop Coronavirus » de ce mardi 7 avril sur la Sud Fm, où il a mis les points sur les « I » pour calmer les ardeurs de ces scientifiques « véreux ». En principe de recherche, renseigne-il, « il est recommandé à l’inventeur de tester le médicament dans le pays où la recherche est faite pour démontrer l’existence de la maladie ». À l’en croire, il existe une gouvernance internationale, régionale et une gouvernance nationale en terme de recherche pour le bon fonctionnement de cette exploration. « La solution ne peut émaner que par la recherche », a-t-il clairement dit. Avant de révéler que la recherche est encadrée dans tous les pays et au plan international.

« Au moment où je vous parle, il existe trois réseaux  d’encadrement de la recherche dans le monde. L’un est lié à l’Organisation mondiale de la santé (Oms) pour devenir une association composée de régulateurs. Leur travail consiste à surveiller et à encadrer toute recherche découlant de la fabrication d’un médicament jusqu’à sa mise sur le marché. En Afrique il existe une autre organisation qui regroupe tous les Comités d’éthiques avec la Direction de la pharmacie et du médicament des pays. Cette dernière est en collaboration avec Oms Afrique pour encadrer et veiller au grain tout ce qui est recherche impliquant la santé humaine surtout les vaccins ».

Ce dernier a fait savoir que « là où nous sommes avec la collaboration, toute recherche, tout médicament produit pour la santé humaine doit figurer sur l’inscription dénommée plateforme d’enregistrement des effets cliniques » dont l’une se trouve en Afrique et l’autre à Genève. Tout essai qui n’est pas enregistré dans ces deux plateformes n’est pas reconnu, ni valable pour soigner un être humain ». Au Sénégal, cela a permis au Comité national d’éthiques pour la recherche en santé selon la loi 2009-17 du 3 mars 2009 de surveiller toute recherche qui doit entrer dans ce pays, qu’elle soit l’œuvre d’un Sénégalais ou d’un étranger, de fournir des documents prouvant son authenticité sous le coupole de juristes, de scientifiques et autres experts, avant sa validation par le ministère de la santé pour son déroulement.

Concernant l’existence de vaccins  au plan mondial contre le Covid-19, ce dernier de renseigner qu’il en existe deux pour le moment qui ont commencé à être utilisés. « L’un est utilisé en Chine et l’autre aux Etats-Unis », a-t-il clairement expliqué. Avant d’appeler les journalistes à relayer la vraie information sur cette pandémie et l’inexistence de ce vaccin dans le continent noir. « En Afrique il n’existe pas de vaccin, ni d’essai vaccinal dans aucun pays », a-t-il insisté. Avant d’appeler au respect de l’humanité.

Il a révélé par ailleurs, qu’il existe au plan international 85 projets de recherches vaccinales dont 12 aux Etats-Unis et le reste en dehors de l’Afrique qui ne compte que 06 essais thérapeutiques. Et que les chercheurs qui travaillent sur la maladie du Covid-19 n’ont pas le temps de polémiquer. « Ils sont dans leur laboratoire en train de travailler », renchérit Dr Samba Cor Sarr.

Pour ceux qui pensent que la chloroquine guérit le coronavirus, Dr Sarr préciser qu’« il n’y a aucune évidence forte qui prouve qu’elle est le remède de cette maladie », bien qu’il y a beaucoup de spéculations autour de ce virus qui est un « visiteur inconnu » qui ne fait pas dans la distinction, avec des mutations excessives.

Comme le virus n’a pas révélé tous ses secrets, ce qui est plus important aujourd’hui, affirme Dr Sarr, c’est l’engagement communautaire pour bouter ce fléau hors de nos frontières, tout en exhortant les populations d’être en phase avec le système de Santé. « Si tout le monde respecte les consignes établies par les autorités sanitaires, d’ici la fin du couvre-feu on aura des résultats surprenants, même si les scientifiques sont partagés sur l’existence du virus », a-t-il noté. Avant de conclure : « Aujourd’hui ce qui intéresse les scientifiques ce n’est pas comment le virus est venu au monde, mais comment le traquer et l’éliminer de la surface de la terre ».

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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