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Interdiction de la prière du vendredi dans les mosquées: Le gouverneur de Dakar met en garde les récalcitrants…

Après la décision de certains imams de maintenir la prière du vendredi, le gouverneur de Dakar, Alhassan Sall est monté au créneau pour demander à ces derniers de respecter l’arrêté déjà mis en œuvre. Et avertit. 

 

 

Avec la propagation foudroyante du coronavirus Covid-19 au centre du pays et à Dakar, le gouverneur de la région Alhassan Sall appelle tous les fidèles musulmans surtout les imams qui veulent organiser la prière du vendredi à se conformer à la règle interdisant tout rassemblement organisé sur la voie publique ou autres lieux ouverts. « Toutes les activités qui renvoient à un rassemblement sur la voie publique sont suspendues pour une période d’un mois », a fermement déclaré le gouverneur de Dakar. Selon lui, il ne sert à rien de braver l’arrêté déjà mis en œuvre, car force restera à la loi. Avant d’insister : « Le rassemblement partout où que cela puisse se tenir, on estime que c’est interdit ». Et d’exhorter : « Nous appelons les uns et les autres à faire preuve de compréhension et qu’on sache que les rassemblements dans les lieux ouverts sont interdits ». Donc les prières du vendredi n’auront lieu un bon bout de temps pour éviter les regroupements de foules. Il s’exprimait en marge de la 2ème Réunion du Comité régional de gestion des épidémies tenue à la région médicale de Dakar. Ce dernier a fait part qu’après le signal donné par le chef et qui est une réussite, des actions ont été initiées à l’endroit des leaders d’opinions pour que l’information soit partagée et que la décision soit acceptée par tout le monde. De son avis, et comme le veut l’arrêté, « tout ce qui est mariage, baptême, funérailles et autres genres d’activités, doivent se tenir dans un cadre purement privé avec une assistance restreinte limitée aux membres de la famille ». Il a par ailleurs magnifié la compréhension de certaines populations dakaroises de cette affaire qui est une affaire nationale, une affaire de sécurité, de santé publique. Revenant à la 2ème Réunion du Comité régional de gestion des épidémies, ce dernier de faire savoir qu’elle consiste à faire le point de situation pour échanger sur les mesures déjà prises, mais aussi celles à prendre pour que la riposte soit efficace. « Il s’agit également de faire un point de situation par rapport à tout ce qui doit être fait pour prévenir la communauté de cette pandémie », a-t-il dit. C’est aussi une rencontre riche en intervention, mais surtout en recommandation. Où il est recommandé d’être ferme et rigoureux sur l’interdiction des rassemblements, l’interdiction des manifestations et d’essayer de tout faire pour que ces restrictions soient respectées. Raison pour laquelle, il demande à poursuivre la sensibilisation, la communication, mais faire en sorte que les forces de sécurité soient sur le terrain pour veiller à ce que ces dites mesures soient appliquées et respectées par tous. La deuxième chose, renseigne M. Sall, « c’est d’encourager davantage le personnel de santé », qui depuis que la pandémie s’est déclarée est sur le terrain, recueille les informations, procède à des traitements, mais suit également les cas suspects. « Ce qui fait que nous devons veiller sur leur sécurité en terme d’équipement, mais également en terme civique », a-t-il renchéri. Selon lui toujours, il est également question de « renforcer la cohésion », en faisant de cette lutte une affaire communautaire, multisectorielle et que chaque acteur se sente concerner. « Dans ce cadre, le nécessaire sera fait », a-t-il promis. D’autres types de recommandations sont envisagés dans le cadre du suivi, de la mise en œuvre du plan d’action, mais surtout dans le cadre de la sensibilisation, de l’information et de la formation de tous pour que l’action soit efficace.   Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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