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Sécurité sanitaire: Améliorer la communication de risque, pour une meilleure prévention

La santé publique est devenue un problème de sécurité dans le monde, face à la recrudescence des risques sanitaires. Pour ce faire, le Sénégal a adhéré à une stratégie dénommée « One Health », dans le cadre de l’approche de la santé de façon globale pour mutualiser, prendre en charge la détection, la prévention et la riposte en cas de turbulence des maladies.

 

Le gouvernement du Sénégal, face à la recrudescence des risques sanitaires (pandémies, infections…), a adhéré depuis quelques années à la stratégie « One Health », « une seule santé » dans un souci de mise en cohérence en utilisant la multidisciplinarité dans le cadre de l’approche de la santé de façon globale qui permet de mutualiser et de prendre en charge la détection, la prévention et la riposte en cas de turbulence des maladies. Selon Alioune Badara Diop, secrétaire général adjoint du gouvernement, « seule l’amélioration de la communication de risque » peut nous épargner en cas de catastrophe sanitaire à certaines maladies. Il présidait ce mercredi la 3ème  réunion du Comité de pilotage de Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale « One Health » (Hcssm), où il a fait savoir que la mise en œuvre de cette approche permet non seulement de veiller à la synergie et à la complémentarité des secteurs chargés de la santé humaine, de la santé animale, de la santé environnementale, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la sécurité sanitaire des aliments, de la radioprotection et sécurité nucléaire, de la sécurité publique et de la sécurité civile, mais obéit à une volonté du chef de l’État de mettre en commun les initiatives et les synergies développées par les différents départements ministériels (Environnement, Agriculture, Élevage et Santé) qui sont en charge de ces problèmes, tout en les mettant en relation avec les différents partenaires techniques et financiers pour qu’« ensemble on pourra définir un cadre d’actions pour mutualiser nos efforts, mais partager nos expériences afin d’assurer une santé à nos populations ».

Le secrétaire général adjoint du gouvernement a profité de cette rencontre pour appeler l’État à renforcer et à préserver cette approche multisectorielle avec une implication de plusieurs secteurs justifiant la représentation assez diversifiée et assez large du Comité de pilotage. « Nous avons la possibilité de mettre en commun les synergies du fait que le secrétaire général du gouvernement est un cadre de coordination de l’action des administrations du gouvernement en particulier », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Tous les secteurs doivent converger pour pouvoir avoir une action cohérente et réfléchie ». Pour ce dernier, seule l’approche multisectorielle puisse aider les pays à avoir une vision stratégique, une démarche cohérente et une mise en commun des synergies. Parce que dit-il, « les problèmes environnementaux peuvent parfois avoir un impact extrêmement important sur les questions de santé, les questions économiques, entre autres ».

Pour Dr Fatou Diop Ndiaye  du secrétariat du Haut conseil national de la sécurité sanitaire mondiale, qui a pour mission de fixer les orientations stratégiques du programme de la sécurité sanitaire mondiale « One Health » dans le cadre du respect du Règlement sanitaire international (Rsi), cette stratégie est un « changement de paradigme » qui coordonne la synergie de la santé globale. Selon elle, le Sénégal étant un leader dans la sous-région en matière de mise à niveau de synergies  dans le domaine de la santé, a les dispositions de réaliser cette approche. « La mise en commun de nos initiatives sur les questions de sécurité alimentaire, sur les questions liées à l’alimentation, à l’élevage, aux problèmes frontaliers, à la circulation des personnes et des biens peut nous permettre de lutter contre les types de maladies qui peuvent apparaître, et pouvant du coup entrainer un dysfonctionnement dans nos dispositifs sanitaires », a-t-elle dit.

Prenant la parole, Alassane Mbengue, secrétaire général du ministère de la Santé, après avoir reconnu le gap dans le secteur de la santé malgré les nombreuses réalisations, a indiqué qu’il est important pour les organes du Haut conseil de pouvoir fonctionner normalement. Pour ce dernier, le ministère de la Santé accorde beaucoup d’importances à ce projet pour deux raisons essentielles à savoir : La santé humaine et animale, l’environnement et la santé publique et le renforcement de capacité technique et managériale des services dudit ministère et des autres départements concernés pour la mise en œuvre de ce projet.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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