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Tourisme durable: Un moyen pour booster la consommation et la promotion des produits locaux

Le tourisme durable veut que toutes les populations, même l’agriculteur qui est à l’intérieur du pays, puissent profiter des retombés de cette industrie. Au Sénégal, il est devenu un moyen pour faciliter la consommation et la promotion des produits locaux.

 

Développer la gastronomie sénégalaise et africaine pour un tourisme durable, tout en essayant de sensibiliser la population sur un certain nombre de problématiques par rapport à l’alimentation et à la nutrition, en boostant l’agriculture et en faisant de sorte que l’agriculteur qui est à l’intérieur du pays soit développé pour faciliter la consommation et la promotion des produits locaux. Tels sont les objectifs fixés par la Fédération nationale des cuisiniers du Sénégal (FENACS) qui a vu le jour ce dimanche 05 janvier 2020. Ce tourisme plus profitable à la population locale, va permettre à tout un chacun de bénéficier des retombées économiques avec le « consommer local ». Selon Youssoupha Diémé, président de ladite fédération, qui a vu le jour sous l’impulsion de Africa gastronomie, « nous avons mis en place cette association pour nous permettre de se regrouper autour de l’idéale, avec une bonne entente et une solidarité sans faille entre cuisiniers ». Toutefois, précise-t-il, « elle nous permettra aussi de défendre le statut du cuisinier qui est un tout petit peu mal vu au Sénégal. Alors qu’ils sont à la base de  toute alimentation et en général de la santé ».

De son avis, la création de cette fédération va leur pousser non seulement à prendre des initiatives, mais à développer des objectifs très clairs pour ce métier noble.

Revenant sur le statut des personnes exerçant dans le tourisme et la restauration, ce dernier de déplorer la lenteur de leur avancement, bien que les chefs cuisiniers sont un petit peu à la hauteur en terme de rémunération. « En terme de statut, la convention traine depuis des années », a déclaré M. Diémé. Avant d’expliquer que dans ce secteur, il y a beaucoup d’employés qui n’ont pas de Contrat à durée indéterminée (Cdi) et d’autres ne sont même pas déclarés. « Les employeurs utilisent plus d’extras que des personnes qualifiées à cause de la prolifération des écoles », s’indigne-t-il.

« Il est temps que les gens voient la cuisine d‘une autre manière, à l’instar de la France, de la Chine et du Japon », a renchéri le président de la Fédération nationale des cuisiniers du Sénégal. Avant d’ajouter : «  Nous aussi, nos plats nationaux valent de l’or ». Pour ce dernier, le rythme auquel la technologie alimentaire avance, « la cuisine peut être placée au niveau de l’art et de la culture », d’autant plus qu’il existe les designers culinaires, des gens qui dessinent sur la glace et sur la pastèque au Sénégal.

Le chef Achiai Abdellah, chef cuisine du Palais de la République a pris part à cette Assemblée générale tenue à l’École nationale de l’hôtellerie, permettant la naissance de cette fédération.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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