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Ousmane Sonko: « Nous devons instaurer des lois qui obligent à tous les hommes publics ou dépositaires de mandat électif,… »

Même si les syndicats de l’enseignement grévistes ont tous levé le mot d’ordre en regagnant les salles de classe suite à la médiation réussie de la Première dame, Marieme Faye Sall, le leader de Pastef ne quitte pas sitôt ce secteur. De passage à l’émission de la radio SudFM de Ziguinchir, Ousmane Sonko est revenu sur la crise scolaire qui avait tenu en haleine tout le pays pour encore balancer des piques comme d’habitude . « […] C’est dommage que Macky Sall ne comprenne pas. Il pouvait bien nous éviter tous ces mois perdus en commençant par là où il a fini. Mais puisqu’il ne croit qu’au bras de fer, il ne comprend. C’est dommage. Après tout, lui ses enfants ne sont pas dans nos écoles publiques. Il les a amené étudier au Canada et aux Etats-Unis », a-t-il rigoureusement dénoncé. Non sans décrier le fait que ces grèves récurrentes et cycliques ne touchent pas aux fils ou aux filles de ceux-là qui nous gouvernent, M. Sonko dira: « Nous devons instaurer des lois qui obligent à tous les hommes publiques ou dépositaires de mandat électif, d’inscrire leurs enfants dans l’école publique ». « Et je vous assure que nous n’allons plus vivre ces situations. En tout cas moi mes enfants sont dans l’école publique. Ils sont au lycée », a prédit le député de l’opposition.

À en croire, l’ancien inspecteur des Impôts et Domaines, « L’école publique est fondamentale dans une société qui veut promouvoir l’égalité ». « C’est l’école publique qui construit une égalité de chance de réussir entre le fils du paysan de Kalounay et le fils de l’aristocrate du Point-E. Tous les présidents que nous avons depuis les indépendances sont passés par l’école publique, peut-être que Senghor a fait le séminaire. Ils sont tous de l’école publique, nous sommes tous des produits de cette même école. Cette école publique là qui est l’école de l’égalité des chances, est un droit pour chaque enfant sénégalais. Un Président ne peut le piétiner. Les arguments avancés par l’Etat tendent à faire un mauvais procès aux enseignants et je ne suis pas d’accord », previent-il.

Moi j’ai été fonctionnaire pendant 15 ans et avec mon salaire, je pouvais payer 5 enseignants et même plus, est-ce que je mérite plus que les enseignants. L’enseignant là que tu envoies à Fongolémi, à la frontière avec le Mali et qui forme un future médecin, est-il moins méritant que l’inspecteur des impôts qui encaisse et verse de l’argent dans les caisses de l’Etat ? Je ne parle même pas de la fonction politique (députés et autres).

Aussi, au cours de cette émission avec nos confrères de Sudfm de Ziguinchor, M. Sonko a renseigné  que « L’enseignant, l’inspecteur des impôts, l’inspecteur des douanes et l’inspecteur du trésor sont tous de la hiérarchie A3. » « Je ne dis même pas un parmi ces trois, mais un contrôleur peut avec son salaire, payer deux ou trois enseignants. Vous croyez que c’est normal ? Les enseignants subissent ces injustices, ils travaillent dans des conditions difficiles, ils réclament un traitement similaire et l’Etat se braque et leur refuse », condamnera Ousmane Sonko.

« Pire, on crée des institutions politiques inutiles pour caser des alliés politiques. Est-ce que vous pouvez me dire vous Inyace  (le journaliste animateur de l’émission: ndlr) à quoi sert le conseil économique, social et environnemental ? Est-ce que vous pouvez me dire à quoi sert le machin de Ousmane Tanor Dieng là, le haut conseil des territoires ou je ne sais quoi encore ? Et c’est des milliards de budget qu’on a mis là-bas. Vous croyez que ça c’est plus important que l’éducation de nos enfants ? […] ». Telles ont été des questions que le jeune leader du parti Pastef a posé à notre confrère pour dénoncer.

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