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LA JEUNESSE AFRICAINE : UN ATOUT A SAISIR

Il ne suffit pas d’avoir des vieilles lentilles pour observer l’Afrique. Depuis belle lurette, l’Afrique marche cahin-caha même si, parfois, selon les ulémas, le berceau de l’humanité poursuit son chemin son petit bonhomme de chemin. Et ces pas lents constatés ne sont rien que l’allure que le continent noir a opté ces dernières décennies et c’est grâce à la jeunesse consciente. La jeunesse cherche à immuniser ce continent pour afin de répondre aux insanités crachées sur la figure de ce vieux continent, qu’est notre continent.
En effet, la fougue de la jeunesse est annonciatrice d’une belle prise de conscience contrairement aux années précédentes. En ces temps, les jeunes ne regardaient que l’aiguille de la boussole qui leur pointait le nord ou encore regarder les callipyges des touristes ratés qui venaient en Afrique dans le seul but de combler leur vide quel que soit l’âge. Dans ces genres d’occasions, les jeunes ne manquent pas à saisir le carpe diem qui est un moyen d’échapper à la misère et de se rendre en occident.
Désormais, cette frange de jeune, a tendance à disparaitre de nos jours. Car les jeunes africains ont adoubé de conscience, d’amour et a saisi qu’elle est le seul espoir de l’Afrique.
Une réalité qui est comme la trainée en poudre et qui, de nos jours est devenue un secret de polichinelle dont l’occidental n’est pas prêt à avaler. L’Afrique n’a rien à envier à l’occident qui le considère d’ailleurs comme un adversaire. Un axiome que l’occident a, économiquement, cadenassé l’Afrique dans la crainte de ne plus avoir un grenier abondant ou il puisera sans ambages des ressources afin de booster son économie.
C’est une parole d’évangile car l’occident, à travers les dons, les aides, les accords maculés et introvertis, nous pompe l’air quand affirme-t-il que ces aides préservent la diplomatie, la relation franc-Afrique et surtout les dettes que la France ait envers l’Afrique. Il faut savoir que cette dette n’est que le truchement d’accaparement des ressources Africaines à travers le quorum de l’étiquette de la mondialisation.
Ne sachant plus où mettre les pieds, l’occident, plus particulièrement la France cherche toujours à mettre l’Afrique aux aguets en espérant contrôler son économie. Cette tentation de mainmise ourdie par un patchwork de marionnette politique, a poussé les jeunes à prendre leur destin en main après avoir déduis un résultat insatisfaisant sur la relation France-Afrique. Il suffirait juste avoir des yeux de lynx pour voir sur le champ que cette relation enrichit la France et appauvrit l’Afrique.
De nos jours, les jeunes ne sont plus désaxés, inertes, pantins et immobilistes. Nous constatons une révolution mentale voire même consciente, au-delà des images obscènes que nous invite les medias dans la piste de danse de dénigrement, que l’Afrique à une jeunesse prête à rendre à l’Afrique sa valeur en rompant avec toute hégémonie. Cette jeunesse ne manque point le rendez-vous et a compris la philosophie du continent pour immuniser l’Afrique afin d’essouffler de l’air pur.
Les jeunes se sont levés dans presque tous les domaines et proposent des solutions typiquement Africaines pour promouvoir le développement, améliorer les conditions de vie de la population, lier des relations intercommunautaires et mettre aux oubliettes les fameux histoires qui ont secoués l’Afrique : les guerres tribales, les guerres clanistes, les guerres ethniques, les guerres frontalières et les guerres de cessions.
Force est de croire que le malheur des Africains, est causé par les dirigeants Africains qui refusent de couper le cordon ombilical. C’est pourquoi les jeunes se sont formés en bloc et ne cèdent devant l’oppression policière, les bavures, les violences, les lacrymogènes. Cette jeunesse est prête à vendre leur souffle de vie tout en cherchant à arracher la souveraineté sous la cécité des dirigeants. Pendant que les uns envahissent les rues, les autres implantent des leviers économiques pour sortir l’Afrique sous l’ornière de la pauvreté.
En définitive, si nous voulons réellement sortir sous l’auberge de la pauvreté, il faut des présidents panafricanistes qui ne signeront ou ne ratifieront aucun accord ou leurs peuples seront perdants ; il faut bannir les coups d’état et passer par les urnes; Il faut condamner toutes sortes de dictatures et opter la voie de la démocratie en toute transparence; il faut aussi que la jeunesse soit présente lors des prises de décisions; il faut une nouvelle génération patriote pour prendre les rênes ; il faut s’investir dans l’agriculture ; doter des moyens financières à la jeunes afin de lutter contre le chômage ;il faut un système éducatif compatible avec nos réalités et non un système qui forme des chômeurs ;il faut que la jeunesse soit outillée et pris au sérieux sans discours ni de manigance politique-politicienne et surtout une jeunesse qui ne pensera au Brain-drain.

Par Moustapha Cissé 

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