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Nutrition: 57 % des adolescents sont anémiés au Sénégal

L’anémie considérée comme un problème de santé publique au Sénégal, touche plus de la moitié des adolescentes et des femmes en âge de procréation soit 57 %. Elle est devenue une situation préoccupante à laquelle les autorités sanitaires doivent s’atteler au risque de fragiliser cette importante frange de la population.

 

Cest alarmant la situation nutritionnelle au Sénégal, provoquant ainsi une anémie chez les femmes et les adolescentes. Daprès le rapport de EDS paru en 2017, les taux danémie chez les adolescents sont très élevés. Ils sont à 57 % et de 48 % chez les garçons âgés de 15 à 19 ans. Cette carence en acide folique et peut avoir des effets particulièrement dévastateurs chez les femmes et les adolescentes qui sont les deux franges de la population la plus à risque, affectant leur capacité physique, leur rendement au travail ou à l’école, et augmentant les possibilités de complications au niveau des grossesses et du développement ftal.

Pour parer à toute éventualité, Nutrition International a décidé dapporter son appui au projet intitulé « Appuyer le gouvernement du Sénégal à mettre en uvre les activités IEC du programme de supplémentation en fer et acide folique des adolescentes scolarisées ». Cest dans ce cadre que la Journée nationale de nutrition des adolescents a été célébrée ce mercredi 18 décembre 2019, au Lycée Limamou Laye de Guédiawaye (banlieue de Dakar), permettant au Directeur pays de Nutrition International, Cheikh Niang, de déclarer quau Sénégal « trois enfants sur quatre sont anémiés ». Une raison de plus pour cette structure de mettre en place un programme global intitulé « Bon départ » pour lutter contre lanémie chez les adolescentes scolarisées. Ce programme  existant déjà dans neuf pays d’Asie et dAfrique dont le Sénégal, répond, précise M. Niang, «  à un besoin chronique et pressant et en même temps aider à mieux préparer lavenir ». Avant dalerter : « Nous ne pouvons rester impassibles devant cet état de fait, car lavenir de tous repose sur le sort des femmes et des adolescentes ».

Ce dernier, a profité de cette journée pour lancer un appel aux autorités étatiques à préparer les générations futures à pleinement tirer profit de leur potentiel physique et cognitif, en investissant dans la nutrition des enfants, des femmes et plus particulièrement des adolescents.

Les adolescentes qui ont un besoin permanent en fer pour parer aux pertes sanguines durant les menstruations et aux autres risques de maladies parasitaires auxquelles elles sont exposées, ont permis au proviseur du Lycée Limamou Laye qui fait plus de 9 500 élèves vivant pour la plupart dans des familles démunies, Mandaw Mbaye dalerter : « Nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés dans cette écoles, du fait que les adolescents ont besoin de fer pour se maintenir en bonne santé ».

Dans le programme de supplémentation en fer qui a déjà débuté dans 7 régions du Sénégal, 1,2 millions d’adolescents vont prendre normalement leur dose une fois par semaine.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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