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Arrestation de quatre bacheliers à Ziguinchor : Le Collectif déplore l’attitude des forces de l’ordre et avertit

Les nouveaux bacheliers de Ziguinchor en mouvement pour réclamer leur orientation dans les universités sénégalaises doivent choisir entre arrestation et silence. C’est du moins ce qui semble démontrer avec l’arrestation hier de quatre bacheliers gardés à vue au commissariat de Ziguinchor. Face à cette situation, les bacheliers regroupés dans un collectif, sont dans leurs états. Et Balla Moussa Camara, un d’eux porte-parole de la structure, a dénoncé l’usage de la force sur eux. « On était réuni soudainement les forces de l’ordre sont venues en civile. Ils ont attrapés plusieurs de nos amis », a-t-il expliqué sur les ondes de la Rfm, avant dénoncer, «Nous déplorons vraiment cela ». Pis, accusera-t-il, «L’Etat du Sénégal veut nous séparer afin de pouvoir mieux gouverner ». « Au moment où je vous parle il y a des étrangers qui sont là qui sont en train d’étudier. Et nous les fils de ce pays, nous n’étudions pas jusqu’à présent. Ce n’est pas du tout normal et nous déplorons vraiment cela », entonnera Balla Moussa Camara. Qui souligne : « Nous sommes en règle et c’est notre droit parce que on est des sénégalais, nous sommes des citoyens on a droit d’être orientés ». « On ne peut pas orienter les étrangers et nous laisser ici pourrir tandis que leurs fils à eux ils sont à l’étranger en train d’étudier. Ce n’est pas du tout normal », a-t-il rigoureusement dénoncé s’offusquant, « Au lieu de nous écouter, ils nous arrêtent ». Toujours dans son intervention devant la presse, Balla Moussa Camara, dira : « Aujourd’hui on n’était même pas en mouvement. On était seulement venu afin d’en discuter voir les démarches qu’on peut faire afin de trouver une solution à cela ».  « Mais, se désole le jeune bachelier, ils sont venus et ils nous ont arrêtés très rapidement c’est pas du tout normal. Nous déplorons vraiment cela et nous sommes prêts à aller jusqu’au bout pour qu’ils libèrent nos camarades. On ne devait même pas déloger aujourd’hui mais on a délogé le lycée Djinabo et les Cem d’environ. On demande la libération de nos camarades sinon nos frères étudiants d’Assane Seck vont intervenir ».

Par Senpresse.net       

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