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Guerre fratricide entre aperistes: L’Apr paie cash de son manque d’organisation!

S’il y a aujourd’hui ou à ces temps qui courent une formation politique qui ressemble à une armée mexicaine. C’est bien sûr l’Alliance pour la république  (Apr). Le parti présidentiel ou parti de Macky Sall ne va pas du bien. Une guerre fratricide entre camarades et pas les moindres longtemps cachée aux sénégalais a fini par exploser au grand jour. Cette guéguerre enclenchée par des pontes du parti plonge toute l’Apr dans un malaise profond. Ces hauts responsables qui se regardaient en chiens de faïence, se donnent aujourd’hui en spectacle sans décence ni scrupules et s’accusent grave sur la place publique. Cette guéguerre ne s’estompe pas d’où ces déballage qui pullulent l’atmosphère politique du pays.

La dernière en date le face à face électrique entre les députés Moustapha Cissé et Maître Djibril War à l’hémicycle. Ces deux députés qui ne pouvaient plus cacher leur « haine » se sont attaqués en pleine plénière à l’Assemblée nationale. Pis la guerre fratricide s’est corsée avec les sorties de Yakham Mbaye et du député Farba Ngom. En effet ces deux proches du président Macky Sall ont enfoncé le clou en faisant une expédition punitive contre leur camarade Moustapha Cisse Lo.

En effet cette situation résulte en grande partie selon les analystes politiques du manque d’organisation autrement de la non structuration du parti. Ce jeune parti arrivé au pouvoir très tôt que prévu n’a jusque là connu une structure sérieuse pour ne dire pas normale.

Et cela est aujourd’huu sans conséquence. Car on constate vraisemblablement que l’Apr créée en 2008 suite au départ de Macky Sall au Parti démocratique sénégalais  (Pds) et arrivée au pouvoir trois ans plutard, fonctionne comme une armée mexicaine. En dépit du génie de son patron qui a réussi à emballer les sénégalais pour la deuxième fois à lui faire confiance l’Apr peine à hiérarchiser ses militants et militantes.

On ne sait pas qui est qui? Hormis le chef de parti le président Macky Sall qui est la seule et l’unique constante comme d’ailleurs tous les chefs de parti au Sénégal. Les autres responsables en dépit de leur leadership dans leurs localités respectives n’ont aucune légitimité. Puis qu’ils n’ont pas été légalement choisis  par les textes du Parti choisi. D’où aujourd’hui cette guéguerre féroce entre responsables qui poursuit et prend en haleine toute l’opinion nationale.

Le parti dont des militants ou responsables de la première heure sont de plus en plus relégués au second plan en faveur des transhumant, semble aussi installer  cet climat de défiance. Si d’aucuns se crêpent le chignon d’autres mettent à goût du jout sur la place leurs malentendus.

En tout cas si le parti de Macky Sall qui a fêté dernièrement ses 11 ans a réussi le pari de la massification qui fait de lui incontestablement une grande force politique il demeure toutefois une formation politique fragile qui marche avec des béquilles.

 

 

Par Souleymane SANE/Senpresse.net

 

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