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SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE: 78 % des adolescentes victimes de grossesses

La problématique de la santé sexuelle et reproductive des adolescent(e)s et jeunes occupe aujourdhui un rang de priorité dans les politiques publiques. Pour remédier à cela, une réunion de dissémination des résultats définitifs dune étude menée sur  six régions sur la SRAJ se tient pour deux jours (22-23 octobre) à Dakar. Mais, ces résultats ont démontré le nombre important de grossesses chez les adolescent(e)s de moins de 20 ans. 

 

Au Sénégal,  les résultats définitifs menés dans six régions (Kaolack, Kédougou, Kolda, Matam, Saint-Louis et Sédhiou) sur « les services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux adolescents et au jeunes », ont montré différentes failles occasionnant la précocité des rapports sexuels chez les adolescents. Ce qui est à lorigine d’un taux très élevé de grossesse chez les adolescentes de moins de 20 ans (15-19 ans) atteignant le taux des 78 %. Selon Babacar Mané, consultant et démographe de formation, cette situation est causée par plusieurs facteurs notamment la méconnaissance des services de contraception où seules 8 % des adolescentes de cette tranche dâge mariées et 19 % de jeunes femmes mariées ne bénéficient que des services contraceptifs. Mais aussi, la non  distribution de préservatifs dans certains districts sanitaires y est pour quelque chose. Une raison de plus pour mettre à la disposition du ministère de la Santé cette étude qui va laider à renforcer et à réajuster la mise en uvre  du nouveau plan stratégique de santé sexuelle et de la reproduction  des adolescents et des jeunes au Sénégal. Mais aussi, elle permet de mettre le focus sur les services adaptés aux adolescents et jeunes, dans le cadre de loffre des services de santé reproductive. Sur un échantillonnage fait sur 400 personnes par région hormis Saint-Louis où 600 personnes ont pu être enquêtées, deux districts sanitaires ont été choisis pour mener à bien cette enquête. Ce qui a permis de constater dans la région de Matam quaucun des très jeunes adolescents (âgés de 10 à 14 ans) et seulement 3,3 % des très jeunes adolescents connaissaient lexistence de cycle menstruel. « Seulement 16,4 % des jeunes femmes de 20 à 24 ans avaient des connaissances sur le cycle menstruel ou sur la bonne période de fécondité », a déclaré Dr Ginette Hounkanrin, conseillère technique séniore du Projet « Evidence To Action », qui faisait la présentation des résultats définitifs de certaines régions. Pour cette région toujours, cette dernière de faire savoir quen ce concerne la contraception, 65,6 % des jeunes garçons et 78,5 % des jeunes filles en avaient déjà entendu parler. Pour la violence basée sur le genre, les jeunes âgés entre 20-24 ans sont plus exposés que les filles au cours des 12 derniers mois, avec un taux de 23,3 % contre 14,9 %. Cette étude financée par LUsaid, est aussi une occasion de voir comment les standards et les normes du plan stratégique de la santé adolescents et jeunes sont conformément mis en place au niveau des régions. Ce qui permet de mener des réflexions pouvant permettre lélaboration dun plan daction damélioration du paquet de service de santé reproductive des jeunes, mais également leurs besoins. « Il faut que lon fasse tout pour utiliser les résultats de létude pour aller vers laction dans une stratégie nationale », a déclaré le Directeur général de la santé de la mère et de lenfant (DSME), Dr Omar Sarr.  Avant de conclure : « À la sortie de cet atelier, on aura identifié les modèles de prestation les plus adaptés à la cible de chaque région ».

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

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