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Port autonome de Dakar : Vers la mise en place d’une cartographie pour mieux connaître son foncier

Dans le but de doter le Port autonome de Dakar (Pad) d’une cartographie fiable pouvant lui permettre d’avoir une visibilité et de connaître son domaine, un Conseil régional de développement (Crd) s’est tenu hier à l’École nationale d’administration (Ena). Sous l’égide du gouverneur de Dakar, Al Hassane Fall et sur l’initiative du Directeur du Port Ababacar Sadikh Beye, les travaux du projet ont débuté par une concertation avec tous les acteurs et du Directeur de l’Ansd chargée de piloter ledit projet. 

Ne connaissant pas bien son domaine foncier, le Port autonome de Dakar (Pad) dont le tiers de la ville Dakar lui appartenait, a décidé sous l’initiative de son Directeur général Ababacar Sadikh Beye, de mettre en place une cartographie afin de mieux connaître le domaine portuaire avec l’accompagnement de l’Agence nationale de la statistique et la démographie (Ansd). Mais, ceci passera inéluctablement par un état des lieux du foncier du port, aussi bien à l’intérieur  barrière douanière qu’à l’extérieur pour non seulement mieux le connaître, mais mieux l’optimiser et de le mettre à la disposition des usagers du port que se soient les chargeurs, les transporteurs, les manutentionnaires, les transitaires et tous ceux qui concourent à faire rentrer la marchandise ou la sortir pour que la congestion soit mieux maitrisée, avant de passer à son élimination pour faire contribuer à l’activité portuaire la formation du Produit intérieur brut (Pib). « Avec la vision ‘’Port moteur de l’émergence’’, nous avons tous les atouts aujourd’hui pour contribuer à hauteur de 02 à 03 points de Pib », a déclaré Ababacar Sadikh Beye. Avant de préciser : « Mais, pour cela, il faut une meilleure organisation des agents du port. Il leur faut également une meilleure connaissance du domaine pour mieux le mettre à la disposition de l’économie nationale et une meilleure connaissance du client pour mieux le servir ». Le Port devenu un goulot d’étranglement à l’économie nationale, ce dernier de faire part que cela n’a pas empêché le Sénégal de connaître une croissance du Produit intérieur brut de plus de 6 % les six dernières années. Cette croissance, même étant rapide, dit-il, « a surpris un peu le Port qui n’a pas réagi très rapidement », dans le cadre de ses investissements pour le renouvellement de ses infrastructures, l’optimisation de son espace. « Aujourd’hui, si le port se porte bien, il peut amener 02 à 03 points à notre croissance », a-t-il fait savoir. Ce qui fait qu’il y a une inertie à l’intérieur du port avec une occupation du domaine intérieur barrière douanière souvent par des activités qui n’ont rien à voir avec le port. « Nous avons en quelque  sorte un port qui est devenu un lieu de stockage moins cher à l’intérieur qu’à l’extérieur », a-t-il déploré. Avant d’annoncer : « Aujourd’hui, nous avons commencé le travail de faire de la fluidité une priorité de nos activités, faire en sorte qu’il ait une meilleure gestion des fluides de camions et d’approfondir le port pour accueillir plus de navires, mais aussi utiliser la voie ferroviaire pour sortir la marchandise ». Ainsi, toutes ces initiatives iront dans le sens de rendre le port beaucoup plus fluide dans les mois à venir.

Des espaces en plein centre ville loués à 2000 F le mètre carré

Selon son Directeur Ababacar Sadikh Beye, le port dispose des espaces en plein centre ville qu’il loue à 2 036 F CFA le mètre carré l’année soit 169 F CFA le mois. Toutefois, ces domaines sont mis en location avec des tarifs qui datent de 1965. Raison pour laquelle, avec tous ces flameurs,  la Direction du Port a décidé de revoir la structure des prix. « Certains me diront d’augmenter le tarif à 300, 400 % le mètre carré. Il est aujourd’hui temps pour nous de revoir tout cela, de mieux connaître le domaine et d’en faire le meilleur usage pour l’activité portuaire ». Il a profité de ce Conseil régional de développement (Crd) pour dénoncer la sous-location des espaces portuaires par les bénéficiaires qui en font du business.

Babacar Ndir, Directeur général de l’Ansd, prenant la parole, a fait savoir que le travail se fera sur le terrain avec des agents qui seront envoyés sur le terrain pour recenser tous les occupants qui sont dans le domaine, mais aussi pour la collecte des informations avec l’accompagnement du Port. Selon lui, des outils modernes seront utilisés, pour permettre les experts de prendre les dimensions nécessaires. Pour ce dernier, le projet concerne quatre volets. Il s’agit de l’état des lieux en faisant des titres fonciers, un recensement, une cartographie du domaine et enfin un logiciel qui sera mis en place pour faciliter la délimitation. « Nous comptons finaliser le projet qui a démarré en mars 2019 au mois de novembre de cette même année », a-t-il dit.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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