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Secteur agrosylvopastoral et halieutique : La sécurité alimentaire et la nutrition bénéficient du soutien de la FAO

Dans le but d’accompagner le gouvernement du Sénégal dans le développement du secteur agrosylvopastoral et halieutique pour la sécurité alimentaire et la nutrition, la Fao a procédé hier le lancement de son Cadre de programmation par pays (Cpp) pour la période 2019-2023. L’occasion a été saisie par le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, pour déclarer que ce cadre constitue un des programmes majeurs de son département.

 

Le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, venu clôturer la cérémonie de lancement du Cadre de programme par pays (Cpp) initié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a fait savoir que ce cadre constitue un des grands programmes majeurs de son département avec cette organisation. Selon lui, le Cpp pour le Sénégal pour la période 2019-2023, va régir l’ensemble des interventions de la Fao pour accompagner l’effort du gouvernement dans le développement du secteur agrosylvopastoral et halieutique et pour contribuer à l’appui au développement socioéconomique du Sénégal au cours des 5 prochaines années. Mais aussi, il permet d’améliorer les moyens d’existence en particulier dans les familles en développement. « l’État du Sénégal et la Fao se sont donnés la main pour mettre en œuvre ce nouveau cadre de programme par pays  afin de mieux préserver la population contre la faim », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que ce nouveau programme repose autour de trois (3) domaines prioritaires. Il s’agit de la promotion d’un secteur agrosylvopastoral, halieutique et aquacole durable, diversifié, compétitif, inclusif et porteur de croissance; l’Amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition et renforcement de la résilience des populations vulnérables et la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles. « Ces domaines sont articulés autour des priorités de l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable (Odd), du Plan Sénégal émergent (Pse), du Plan-cadre des Nations Unies pour l’Assistance au Développement (Pnuad) 2019 – 2023 et des Initiatives régionales (Ri) de la FAO. Cette journée de lancement qui a permis aux différents acteurs du monde rural de s’approprier des résultats attendus et des stratégies de mise en œuvre, est aussi une occasion pour le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, de saluer l’appui constant et durable de cette organisation au gouvernement du Sénégal dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en direction des populations. « cet appui constant qui remonte depuis l’ouverture du bureau de la Fao au Sénégal en 1977, s’est beaucoup renforcé et a permis également la mise sur pied de plus de 450 projets ont été réalisés dans des domaines d’intervention clés », a-t-il annoncé. De l’avis du ministre de l’Économie et du plan, ce document qui a été élaboré en tenant compte de l’évaluation du premier Cadre de programmation pays (2013-2017) qui a permis d’identifier plusieurs défis parmi lesquels : le renforcement de la gouvernance de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des productions agricoles, la gestion durable et la restauration des ressources naturelles et de l’environnement, la construction de la résilience à travers le renforcement du système de prévention, de gestion et de mitigation des crises alimentaires et nutritionnelles et l’accompagnement du Gouvernement dans sa volonté de faire du suivi-évaluation le socle de sa politique d’émergence.

Soutien de la Fao à l’économie rurale

Le représentant de la Fao au Sénégal, Gouantoueu Robert Guei, prenant la parole, et après avoir magnifié les relations de collaboration entre l’organisation qu’il représente et l’État du Sénégal, a fait part que la Fao continue d’accompagner les pays en développement dans tous les secteurs de l’économie rurale à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, afin de gérer durablement les ressources naturelles, de produire de façon responsable et de garantir une bonne nutrition pour tous. Pour lui, ce cadre de programmation s’appuie sur trois piliers principaux à savoir : Les priorités nationales définies par le gouvernement qui fixe les objectifs nationaux de développement en matière d’agriculture, de sécurité alimentaire et de nutrition, de gestion des ressources naturelles, d’amélioration des moyens d’existence des populations ; Les types d’interventions requis en fonction du cadre de résultats définissant les produits et l’impact attendu de la mise en œuvre du CPP et enfin le Plan de travail pluriannuel (Ptp) de la Fao décrivant les modalités de réalisation des résultats stipulés dans le Cpp.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

 

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