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ÉDUCATION INFORMELLE : De nouveaux outils mis en place pour renforcer l’alphabétisation

Dans le cadre d’impulser au Sénégal l’élaboration d’outils didactiques plus performants et conformes aux méthodes scientifiques et modernes d’apprentissage de la langue nationale, la deuxième phase de la recherche-action sur la mesure des apprentissages de 12 pays bénéficiaire des programmes d’alphabétisation est lancée hier. Cette recherche permet de travailler sur de nouveaux outils didactiques pour l’amélioration de la qualité.

Le Directeur du Centre national des ressources éducationnelles (Cnre), Sidy Sam, a fait savoir hier que la Recherche-action déroulée dans 12 pays francophones de la région Afrique a permis de travailler sur de nouveaux outils didactiques, la formation de moniteurs en alphabétisation dans les Centres régionaux de formation professionnelle des enseignants pour améliorer la qualité dans les plans d’alphabétisation. Selon lui, la Recherche-action sur la mesure des apprentissages des bénéficiaires des programmes d’alphabétisation (Ramaa) a impulsé au Sénégal l’élaboration d’outils didactiques plus performants et conformes aux méthodes scientifiques et modernes d’apprentissage de la langue nationale, tout en apportant plus de visibilité sur les résultats. « La Recherche-action sur les programmes d’alphabétisation ont fait en sorte d’avoir plus de visibilité sur les résultats de l’alphabétisation », a-t-il déclaré. Tout en faisant part que ce programme devrait permettre aux pouvoirs publics d’investir plus dans les programmes d’alphabétisation. Il s’exprimait lors de l’atelier technique sur le développement des outils de mesure ouvert à l’Institut Francophone pour l’Education et la Formation (Ifef), où il a annoncé que le taux de réussite dans les programmes est passé à 70% et va également être optimisé pour atteindre 90 à 100 % lors de la 2ème phase du programme prévue jusqu’en 2020. En outre, le Directeur du Cnre, point focal de la Ramaa a souligné que les programmes d’alphabétisation ont toujours souffert d’un manque de visibilité sur le plan des résultats du fait que les pouvoirs publics n’ont pas toujours une bonne visibilité sur les résultats de l’alphabétisation, sur la qualité des apprentissages et des programmes, tout en précisant : « La Ramaa est venue pour développer des instruments de mesure des programmes d’alphabétisation et en même temps impulser des réformes ». Comme l’alphabétisation étant le moteur pour les adultes non instruits pour mieux comprendre les enjeux de développement, le Directeur de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (Ifef) Emile Tanawa, de faire comprendre que les représentants des 12 pays parties prenantes de l’initiative Ramaa sont venus pour travailler sur le cadre d’évaluation de l’impact de l’alphabétisation sur les systèmes éducatifs. Selon lui, pour que l’éducation puisse tenir ses engagements et ses promesses, « il faut non seulement tenir compte de ceux qui sont dans le système mais également ceux qui sont dans le système non formel, travailler encore davantage sur les questions de l’alphabétisation ».
Pour la Directrice de l’alphabétisation et des langues nationales Ndeye Name Diouf, la deuxième phase de Ramaa permet de faire « une évaluation pour partager le référentiel des apprentissages et de pouvoir apprécier l’impact de nos programmes d’alphabétisation sur les bénéficiaires jeunes et adultes ». Selon elle les impacts sont très positifs au Sénégal en ce qui concerne cette deuxième phase.

Par Idrissa NIASSY/senpressenet@gmail.com

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