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Éradication de la surcharge sur les routes de l’UEMOA: Une réunion se tient à Dakar pour l’application intégrale du règlement 14

Les surcharges causent d’énormes dégâts à nos routes qui sont essentiel dans le transport de l’espace communautaire. Pour éviter ce phénomène qui coûte trop cher aux États de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa), une réunion des experts et des ministres en charge des Infrastructures de l’Union, du Ghana et de la Guinée se tient à Dakar sur l’application du règlement 14 relatif à la surcharge routière.

 

Après Niger en 2018, la capitale sénégalaise, Dakar, abrite du 17-18 et 19 septembre la réunion des experts et des ministres en charge des infrastructures de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa), du Ghana et de la Guinée avec qui nous partageons les mêmes frontières sur l’application du règlement 14 relatif à la surcharge routière. Cette réunion sous l’égide du ministère des Infrastructures et des Transports, a pour objet l’éradication de la surcharge sur les routes de l’union, la préservation du patrimoine routier et l’application intégrale, concomitante et sans délais du règlement 14. Selon Paul Koffi Koffi, commissaire à l’Uemoa, chargé du Département de l’Aménagement du territoire communautaire et des transports, depuis bientôt 15 ans (2005) l’Uemoa avait pris un règlement pour réglementer les chargements, les camions de transport, le gabarit, le poids ainsi que la charge à l’essieu pour éviter que nos routes soient dégradées. « Raison pour laquelle, nous avons décidé chaque année de faire une évaluation des recommandations qui sont prises », a-t-il fait savoir. Ce qui est à l’origine de la tenue de cette réunion de Dakar pour faire l’évaluation de la dernière réunion qui s’est tenue au Niger pour que les experts puissent s’assurer que les recommandations qui ont été prises notamment le maintien de l’éradication de l’extrême surcharge qui allait jusqu’à 40 % de la charge à l’essieu sont respectées. « Nous sommes parvenus aujourd’hui, après des efforts à une tolérance de 20 % », a dit Paul Koffi Koffi. Et de poursuivre : « Comme chaque année, nous faisons des pas, l’année dernière, nous avons décidé à Niamey de faire un autre pas. Ce qui est à l’origine de la tenue de cette réunion de Dakar. Mais aussi elle permet de voir, dans un délai à moins terme c’est-à-dire 2020, arriver à l’application intégrale du règlement ». Parlant des raisons qui poussent les camionneurs à faire de la surcharge, ce dernier, d’expliquer : « Ces surcharges sont dues pour la plupart au corridor où les camionneurs, comme ils reviennent parfois vide d’un trajet, préfèrent faire la surcharge pour gagner quelque chose. La deuxième raison, c’est le coût du transport. Et enfin  les tracasseries sur les routes et les nombreux barrages qui viennent aggraver leur marge. Donc, ils préfèrent sur un seul convoi faire une surcharge, même si les conséquences sont énormes dégradant nos routes ». Ce qui fait que, précise-t-il, « les routes qui étaient prévues pour une durée de 15 ans et qui coûtent très chères, n’auront finalement que 5 ans. Parfois même, à peine le remboursement commençait, les routes sont dégradées ». Et là, le fonds entretien routier qui est 45 milliards F CFA par année ne suffisent plus. Une raison de plus pour le commissaire de l’Uemoa d’inviter tous les acteurs à l’application de ce règlement. « Nous invitons les acteurs à faire des efforts pour que dans cet horizon à 2020, qu’on pourra aller à l’application intégrale pour permettre non seulement aux gouvernements de souffler, mais leur permettre de faire des investissements dans d’autres secteurs comme l’éducation et la santé », a-t-il conclu.

Le secrétaire général du ministère des Infrastructures, Aubin Sagna, venu présider la réunion, a rassuré la centaine d’experts routiers venus des 8 pays  de l’Uemoa, du Ghana et de la Guinée, que le Sénégal n’aménagera aucun effort pour le respects des décisions qui seront prises lors de la réunion des ministres des Infrastructures et des Transports routiers d’Afrique de l’Ouest pour l’application intégrale du règlement 14. « La question est assez mûre, les discutions assez ouvertes et inclusives pour permettre aujourd’hui d’aller vers une application apaisée et très concertée de ce règlement », a-t-il déclaré.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

Une pensée sur “Éradication de la surcharge sur les routes de l’UEMOA: Une réunion se tient à Dakar pour l’application intégrale du règlement 14

  • 18 septembre 2019 à 11:16
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    L’application de ce règlement sera très difficile dans nos pays africains dû au alléa que les transporteur rencontre quotidiennement exemple: les theck pointe, la hausse des taxes douanières l’insécurité etc voilà les causes exacts des surcharges…
    Pour résoudre ce fleo l’uemoa doit invité les acteurs y compris les commissionnaires de transport autour d’une table pour en tirer des conclusions dans l’intérêt commun….

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