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Manque d’équipements dans les blocs opératoires de Dakar : Les recommandations du gouverneur au ministre de la Santé

Suite à la visite de prospection de deux jours des blocs opératoires des centres de santé des départements de Dakar, Rufisque et Pikine, la Coalition pour la promotion de la santé de la mère et de l’enfant dirigée par le gouverneur de Dakar, Alassane Sall et du médecin chef de région Dr  Ndeye Maguette Ndiaye, un pont de presse est tenu à la gouvernance de Dakar. L’occasion est saisie par le gouverneur de Dakar pour faire deux recommandations à l’autorité ministérielle Abdoulaye Diouf Sarr.

 

Après la visite de prospection de deux jours menée par  la Coalition pour la promotion de la santé de la mère et du nouveau-né dans les blocs opératoires des centres santés des départements de Dakar, Rufisque et Pikine, où des constats ont été faits sur dix (10) centres de santé identifiés (Maristes, Liberté 6, Ngor, Ouakam, Pikine, Keur-Massar, Mbao, Yeumbeul, Diamniadio et Rufisque)  et dont les blocs opératoires ne sont pas fonctionnels augmentant du coup le taux de mortalité maternelle dans la région de Dakar, le gouverneur de la région, Al Assane Sall, après avoir listé toutes les difficultés  au niveau de ces structures, a fait des recommandations à l’endroit de l’autorité ministérielle Abdoulaye Diouf Sarr.  Il s’agit en premier lieu, de  doter les structures de santé d’un personnel qualifié et en nombre suffisant pour leur permettre de faire fonctionner ces blocs opératoires, tout en prenant  en charge, de manière efficace et efficiente la santé de la mère et du nouveau-né. Mais aussi, il s’agit d’appuyer en deuxième lieu ces dites  structures de santé en équipements de dernière génération afin de palier à tous les dysfonctionnements liés à la mission. Et enfin la réhabilitation  des bâtiments qui sont confrontés à des problèmes d’étanchéité, de génie civil, de climatisation et de manque de matériels de stérilisation, empêchant la prise en charge d’urgence  des patients. « On ne peut pas prendre en charge un patient dans ces conditions », a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter : « Ils nous incombent de prendre des initiatives pour accompagner non seulement le gouvernement, mais aussi d’assurer et d’appliquer cette mission politique de l’État au niveau administratif ».

Quatre mesures prises à l’immédiat

Ainsi, cette visite a permis à la Coalition de prendre quatre mesures à l’immédiat pour faire marcher les choses. Il s’agit pour la première de faire en sorte que tous les acteurs qui souhaitent accompagner l’État dans la mise en œuvre de sa politique de santé, à travers une Coalition qui sera mise en place le 20 septembre 2019 dans la région de Dakar et intervenant dans le domaine de la santé. Toutefois, elle permettra à ces derniers d’apporter leur concours, leur contribution et leur participation afin que les difficultés notées dans certains centres de santé soient prises en charge de manière concrète et dans les plus brefs délais. La deuxième, précise-t-il, consiste à faire jouer une mutualité entre les différentes structures de santé, parce que la mission ayant constaté que dans certaines structures de santé il y a un surplus de personnel, alors que dans d’autres il y a un sous effectif de se rétablir. Mais également, il a été constaté qu’il y a un certain type de matériels qui existent dans des structures de santé, alors que si on les déployait dans d’autres établissements de santé, on aurait pu tirer le meilleur de ces matériels. « Il s’agira pour nous de jouer une certaine solidarité entre les structures de santé de sorte à être rationnel dans les affectations, dans les mutations de personnel », a-t-il déclaré. Avant de solliciter les partenaires sociaux pour un certain redéploiement de personnel notamment de Dakar vers les structures des autres départements,  parce que note-t-il, « il sert à rien de créer une  ruée des patients vers Dakar alors qu’on aurait pu les prendre en charge au niveau des centres de santé des autres départements ». Comme la santé fait partie des domaines de compétence transférée, le gouverneur de Dakar appelle les collectivités territoriales à jouer pleinement leur rôle pour la bonne marche de la santé de la mère et du nouveau-né.

Un besoin réel de faire fonctionner les structures

Pr Marie Edouard Faye Diémé, gynécologue obstétricienne, membre de la Coalition pour la promotion de la santé de la mère et du nouveau-né, ayant pris part à cette visite de deux jours, a fait savoir qu’il y a un besoin réel de faire fonctionner ces structures, vu le volume d’activités au niveau de ces établissements de santé en terme de taux d’accouchement de patients qui sont admis, mais surtout en terme de taux des patients qui sont admis dans d’autres structures. Selon elle, ces structures évacuent énormément, avec des taux allant de 30 à 50 % vers d’autres structures de Dakar notamment les centres de santé Philippe Senghor, Nabil Choucair, Le Dantec, entre autres. Souvent ces patients, explique-t-elle, « font le tour de plusieurs structures avant d’arriver dans la structure définitive qui prendre en charge ». Selon elle, la mission qui a pour objectif d’améliorer la prise en charge des patients, a été hautement enrichissante, instructive et constructive.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

Une pensée sur “Manque d’équipements dans les blocs opératoires de Dakar : Les recommandations du gouverneur au ministre de la Santé

  • 14 septembre 2019 à 12:25
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    Autant que vous noté ces manquements dans nos structures de santé pour la bonne prise en charge des patients, noté qu’ aussi que la logistique est indispensable dans le secteur de la santé . La logistique permettra la planification l’exécution la coordination. Par la logistique nos structures de santé ne seront jamais dans un cas de rupture de médicaments ni de matériel. Je suggère au gouvernement dans la recherche de solutions d’associer les logisticiens qui joueront pleinement leur rôle.
    La LOGISTIQUE POUR TOUT ET PARTOUT

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