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Salinisation des terres : 12 digues anti-sel créés dans 7 régions du Sénégal pour limiter les dégâts

La salinisation et l’ensablement des terres arables constituent un fléau majeur pour notre agriculture. Pour barrer la route à ce phénomène qui a occasionné  beaucoup de pertes de terres arables, des digues anti-sel ont été créés dans 7 régions du Sénégal pour mieux protéger les terres.

 

Pour lutter contre les effets néfastes de la sécheresse et d’assurer la sécurité alimentaire aux Sénégalais, la valorisation des terres arables doit être un combat de tous les jours pour tout citoyen, en endiguant le fléau que constitue la salinisation des terres, mais aussi l’ensablement, l’envasement et la pollution des cours d’eau en Afrique de l’ouest et dans le Sahel. À travers ce combat,  beaucoup d’efforts ont été consentis par le Comité permanent inter-Etat de lutte contre la sècheresse dans le Sahel (CILSS), en mettant en place des projets phares comme le  Programme de renforcement à la résilience contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS). Ce projet a permis la mise en place de 12 digues anti-sel dans 7 régions du Sénégal permettant la protection de 8 678 ha de terres. Mais aussi, ce travail a permis de mettre en œuvre des amendements au phosphogypse sur une superficie de 600 ha à Fatick et à Ziguinchor. Selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement Amadou Lamine Guissé, venu présider la 34ème Journée du CILSS, ces digues ont permis la protection de 924 ha de terres contre l’érosion hydrique, réduisant ainsi l’envasement de certaines vallées et bas-fonds à l’intérieur du pays. Le thème de cette édition axé sur « Accroître la productivité des terres par la promotion de solutions innovantes de lutte contre l’ensablement et la pollution des cours d’eau au Sahel et en Afrique de l’Ouest », est un fort moment de réflexions pour lutter contre la sécheresse. « Avec le dérèglement climatique, nous avons des cours d’eau, des fleuves et des marigots qui s’assèchent d’année en année et l’action de l’homme à travers des actions industrielles qui polluent ces points d’eau. Ce qui fait qu’aujourd’hui, l’agriculture, la pêche et l’élevage sont impactés, mais surtout ceux qui activent dans le maraîchage », a-t-il fait savoir. Avant d’expliquer que des solutions innovantes sont en train d’être proposées, à travers des projets et programmes comme le Programme de renforcement à la résilience contre l’insécurité alimentaire et  nutritionnelle au Sahel (P2RS) au Sénégal qui est en train de faire un important travail dans les 7 régions par l’aménagement des terres arables et la lutte contre la salinisation des terres. Ainsi, des actions de ce genre sont en train d’être menées à travers les différentes zones agro-sylvo-pastorales pour aider les producteurs à davantage disposer de terres arables, mais de rendre leur productivité de plus en plus importante.

La célébration de cette journée au Sénégal, marquée par une série de manifestations notamment le partage des connaissances à travers la présentation de résultats tangibles, est une occasion pour Leyti Faye qui faisait une présentation sur « La stratégie de lutte contre l’ensablement des bassins de rétention » d’alerter. « Sur les 3,8 millions d’hectares de terres arables que compte le Sénégal, 15 % sont salées soit 570 000 ha », alerte-t-il. Selon lui, un mécanisme de gestion pour récupérer les terres salées est mis en place, avec un programme de suivi de la qualité des sols.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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