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Développement des startups : Le MDES au chevet des jeunes entrepreneurs

Dans le but d’impulser l’entreprenariat des jeunes, le Cercle des jeunes entrepreneurs du  Mouvement des entreprises du Sénégal (MDES) a tenu la deuxième édition du  Salon des Startups. L’objectif cette foire, est de booster, d’accompagner els jeunes entrepreneurs en boostant leur startups.

 

Selon le président des jeunes entrepreneurs du MDS, Matar Faye, cette rencontre est devenue le rendez-vous annuel de la jeunesse sénégalaise, avec ses entrepreneurs ou auto-entrepreneurs. «La 1ère édition de ce salon nous a permis de mesurer l’attente des jeunes et des femmes autour d’un tel cadre qui permet à ses participants d’échanger entre eux, et de recueillir aussi de nombreux avis d’experts et de professionnels de l’entreprenariat », dit-il. Et de renchérir : « Elle nous permet de développer notre partenariat avec l’Etat, pour accélérer les processus de création d’entreprises de la part des jeunes, diplômés ou professionnels, mais aussi pour développer et pérenniser les jeunes et micro-entreprises sénégalaises ». Toutefois, il souligne malgré l’appui constant du MDES, les jeunes entrepreneurs font face à des difficultés  qui compromettent le développement de leurs entreprises. Il s’agit pour lui,  la faible structuration de leurs entreprises, un déficit en moyens financiers et humaines, une faible capitalisation de leurs entreprises, des difficultés d’accès au marché, des problèmes de confiance face à des clients ou à des banques et  une faible optimisation du dispositif actuel d’accompagnement de l’Etat.  « Une situation qui entretient à ce jour les mauvais résultats enregistrés au niveau du segment des jeunes entreprises avec un taux élevé de mortalité de nos entreprises, et une évolution de croissance très faible pour celles encore existantes », fait-il noter. D’après une étude, au Sénégal, plus de 60% des entreprises disparaissent avant leur 1èranniversaire, au moment où en Afrique du Sud, 80% d’entre elles fêtent leur 5ème anniversaire. Pour le ministre de la micro finance et de l’économie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, le démarrage d’une entreprise reste sans doute la phase la plus difficile pour une start-up, eu égard notamment à l’absence de solutions de financements adaptées. « En effet, les questions de financement de demeurent à l’évidence pour beaucoup de jeunes, un sujet d’inquiétude. Selon une étude Proparco, 87% des jeunes entrepreneurs en Afrique estiment que l’accès aux financements est très difficile. Malgré les efforts fournis, force est de constater que la problématique du financement des initiatives des jeunes se pose encore avec acuité », martèle le ministre. Et de poursuivre, « En effet, face aux problèmes économiques et sociaux engendrés par la crise devant la rareté des ressources publiques et face à l’inadaptation des solutions de financement proposées par le système bancaire est nécessaire pour imaginer d’autres modèles entrepreneuriaux à même d’apporter des réponses durables. Le modèle entrepreneurial de l’économie social et solidaire pourrait constituer une alternative pour les startups sénégalaises ». Il s’agit selon elle, d’un modèle caractérisé par une vision d’utilité sociale plus que par la recherche d’un gain en rassemblant des personnes autour de valeurs de solidarité et de démocratie. « Parce qu’elle est caractérisé de richesses parce qu’elle est une économie du lien plutôt que du bien, l’économie sociale et solidaire peut être modèle alternatif d’entreprenariat », renseigne-t-elle.

Faire du « Made in Sénégal » une réalité

Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal, Mbagnick Diop, prenant la parole, souhaite que le « Made in Sénégal » soit une réalité dans le domaine des technologies innovantes. Selon lui, les startups sont au cœur de la remise en marche de la mécanique de l’innovation. « En effet, le MEDS, conscient que nous évoluons dans un environnement économique qui évolue très rapidement, nous avons pris le pari d’accompagner et d’encadrer les jeunes- pousses, dans le cadre du Cercle des Jeunes entrepreneurs (CJE) afin de redonner toute sa place au futur », dit le patron du MDES. À l’en croire,  à l’heure où certains se réjouissent du positionnement du Sénégal en tant que hub numérique de la région, le MEDS tire la sonnette d’alarme sur la nécessité d’aller beaucoup plus loin dans ses ambitions sur l’écosystème des entreprises innovantes au Sénégal.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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