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Loi interdisant la consommation du tabac dans les lieux publics : Beaucoup de défis restent à relever

L’épidémie du tabagisme constitue un problème de santé publique majeure au Sénégal, où depuis l’application de la loi n° 2014-14 du 28 mars 2014, relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac afin de protéger les populations contre les effets néfastes du tabagisme sur la santé, rien à changer.  Ce qui fait dire à Dr Oumar Ba qu’il reste beaucoup de défis à relever en matière de sensibilisation.

 

Malgré tous les actes posés par l’État du Sénégal pour dissuader les fumeurs notamment l’interdiction des publicités, la vente du tabac aux mineurs et des alentours des écoles, le changement des emballages des paquets de cigarettes vendues au Sénégal avec des images de personnes malades, sans compter la longue campagne de sensibilisation mise en œuvre dans ce sens, il reste encore beaucoup de défis à relever en matière de sensibilisation. Selon Dr Oumar Ba, coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac au ministère de la Santé, il s’agit de l’augmentation du prix du tabac pour rendre ce produit inaccessible aux jeunes, l’augmentation de la taxe, de créer des  boutiques dédiées uniquement à la vente du tabac, du financement de façon durable de la santé, de corser la sensibilisation de la lutte anti tabac qui est vecteur de plusieurs maladies, comme l’hypertension, accident vasculaire cérébral(Avc), des maladies respiratoires, entre autres. « La jeunesse est aujourd’hui la cible des fabricants tabac », a-t-il fait savoir. Parlant du non respect des mesures de la loi anti tabac qui est votée il y a plus de cinq (5) ans, ce dernier de faire savoir que le ministère de la Santé n’a la force publique pour  aller l’exercer. « Ce sont les forces de défense et sécurité qui peuvent agir dans ce sens pour le respect de la loi, même si nous travaillons en ensemble », a-t-il dit. Selon lui, de nombreuses décente sont organisées sur l’ensemble du territoire pour constater si la loi est respectée, mais aussi pour voir que tous ceux qui ont été pris en flagrant délit ont été sanctionnés. « Il faut une action de routine pour régler ce problème », lance Dr Ba. Il s’exprimait lors de la réunion entre le ministère de la Santé et la    mission du Secrétariat de la Convention cadre de l’OMS pour la Lutte Antitabac (CCLAT) qui séjourne à Dakar dans l’optique d’évaluer les besoins du Sénégal pour la mise en œuvre de ladite Convention, a appris mercredi l’APS de source officielle. Elle est composée de plusieurs délégations (parties prenantes) venues de la Suisse, de la République du Congo et de la sous-région ouest africaine pour évaluer les besoins du Sénégal dans la mise en œuvre de cette Convention-cadre de l’OMS. « Cette mission est sur place pour travailler avec tous les acteurs sur ce qui se passe au Sénégal en matière de lutte antitabac afin de se projeter dans le futur et de voir quelles sont les actions à mener pour rendre ce combat efficace », renseigne le coordonnateur du Programme national de lutte anti tabac.

Pour Dr Aloyse Wally Diouf, Directeur de cabinet du ministre de la Santé qui présidait la rencontre, « cette mission permettra de pouvoir évaluer le niveau de mise en œuvre de nos programmes et de nous projeter sur l’avenir ». Et d’ajouter : « Notre pays a fait beaucoup de progrès en matière de lutte antitabac en adoptant la loi relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac ».

À noter que le Sénégal a ratifié le protocole pour l’élimination du commerce illicite du tabac en mettant en place un groupe de réflexion.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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