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Affaire Petro-Tim : Abdoulaye Makhtar Diop lave à grande eau Aliou Sall et mouille les Wade

En conférence de presse ce lundi au Pinth de Santhiaba (Médina), le Grand serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, chef supérieur de la Collectivité léboue, s’est prononcé sur l’affaire Pétro Tim. En présence des cadres lébous et de tous les dignitaires de Dakar, les chefs des 12 Pinths, le Grand serigne de Dakar a lavé à grande eau le jeune frère du président de la République Aliou Sall, tout en mouillant davantage les Wade. 

 

Ragaillardi par les dignitaires de Yenn, du Dialaw de Diender, de Yoff, de Rufisque et des chefs des 12 Pinths qui ont pris d’assaut  la place du Pinth de Santhiaba (Médina) où se tenait la rencontre, a mouillé les Wade  (Abdoulaye et Karim) dans ce qui est convenu d’appeler l’affaire Petro Tim. Il est monté dans ses grands chevaux de chef supérieur de la Collectivité léboue pour prendre la défense du petit frère du président de la République. Selon lui, le contrat Pétro Tim concernant le Cayar Off Shore profond est signé par Karim Wade et Ibrahima Mbodj et touche la communauté léboue. Le second contrat Rufisque Profond Off Shore est également signé par ces mêmes autorités concernées. « S’il n’y avait pas ces contrats dûment signés et approuvés par le Président Wade, il n’y aurait pas de contrats signés par le Président Macky Sall », a-t-il dit à qui veut entendre. Avant de préciser que jusqu’en 1998 sur le code pétrolier, la seule signature de ministre engageait l’État du Sénégal. Or, dans le cadre précis de ce contrat si « le Président Macky Sall voulait favoriser son jeune frère, il n’avait nullement besoin de signer un décret ». Parce que, renseigne-t-il, dans la pratique internationale de ces matières, la signature du ministre engage son État. À plus forte raison, lorsqu’au bas de ce contrat figure la signature approuvée du président de la République. « Je ne remets pas en cause l’autorité du président Wade ou de Karim Wade. Parce que ces contrats ont été signés pendant qu’ils étaient au pouvoir », signale-t-il. Et de poursuivre : « Dans la Constitution sénégalaise, le Président sortant reste en fonction jusqu’à la prise de service du Président entrant. Parler donc de l’entre-deux-tours n’a aucune signification juridique. Parce que jusqu’à la prestation de serment du Président Macky Sall, c’est le Président Wade qui avait la signature pour engager l’Etat du Sénégal. Donc dire que le décret n’était pas signé et daté ou numéroté ne limite pas le pouvoir d’un Président. Si le Président Macky Sall voulait par des entrefaites protéger son frère, il aurait dû  simplement laisser passer le décret et le contrat signés par Me Wade en y mettant un numéro bis. Ce contrat peut bien avoir un numéro bis et ne pas gêner la chronologie réglementaire qui a suivi ».

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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