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RISQUES SANITAIRES LIÉS AUX PESTICIDES: 13 % des producteurs agricoles de la zone des Niayes exposés

Dans le but de mettre en place un système d’alerte sur les risques sanitaires liés aux pesticides, des études ont été menées par la Fondation CERES-Locustox, aboutissant à deux outils. Mais, cette étude a permis de révéler que beaucoup de producteurs agricoles, dans la zone des Niayes sont exposé aux pesticides surtout les polluants organiques persistants (Pop).

Si le gouvernement du Sénégal, à travers ses experts et spécialistes de la protection de la santé humaine et de l’environnement, ne prend des mesures idoines pour venir en aide aux producteurs sur les risques sanitaires liés aux pesticides dans la zone des Niayes, l’irréparable risque de se produire, dans la mesure où la majeure partie desdits producteurs sont analphabètes. Selon Papa Sam Gueye, administrateur général de la Fondation CERES-Locustox (Centre régional de recherches en écotoxicologie et sécurité environnementale), 13 % des producteurs ont montré des signes d’exposition assez grave à ces pesticides. « Raison pour laquelle, nous les avons conseillés de les écarter des lieux de production », a-t-il déclaré. Avec tous ces risques qu’encourent les producteurs agricoles de la zone des Niayes, une étude a été menée depuis 2015, en recherche-développement et a permis de mettre de mettre en place deux outils importants dans la zone des Niayes. Le premier outil était de mettre en place un système d’alerte sur les risques sanitaires liés aux pesticides pour suivre la contamination par les pesticides de l’environnement (eau et sol) et des productions horticoles (fruits et légumes), avant de comparer ces contaminations aux termes en rigueur du « Codex alimentarius » qui est le code alimentaire au niveau mondial d’une part, et d’autre part, pour l’eau où les résultats obtenus sont confrontés au seuil limite de l’Oms. « Les points d’échantillonnage qui sont géoréférencés seront flottés sur une carte et une représentation par système d’information géographique qui permet de visualiser la qualité et de l’environnement et des productions agricoles (Saris-Pesticides) », a expliqué M. Gueye. Le deuxième outil, selon toujours l’administrateur général du CERES-Locustox, est relatif à un système de suivi sanitaire de l’exposition aux pesticides des producteurs. « Avec ce deuxième outil, un seuil de 2.7 qui est la normale a été obtenu », a-t-il précisé. Avant d’ajouter : « L’utilisation de ces produits toxiques, a permis d’obtenir un niveau qui est en deçà de 20 % ». Ce qui est une excellente chose, quand on sait que la majeure partie des producteurs n’est alphabète. Parlant de la qualité sanitaires des produits que nous consommons, ce dernier de faire savoir que « nous avons un niveau extrêmement bon » qui est comparé à l’étude de 2008, qui montrait un taux de contamination qui dépassait les 30 %.Il s’exprimait lors de l’atelier de partage et de validation des résultats et des outils développés en R/D dans le cadre du Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes (PADEN), et le Laboratoire national d’élevage et de recherches vétérinaires.
Pour Boubacar Dramé, Conseiller technique du ministre de l’Agriculture, prenant la parole, a faire savoir que l’étude de la qualité des eaux d’irrigation des cultures maraîchères de la zone des Niayes, a permis de signaler que 65 %des localités présentaient des dépassements par rapport à la norme d’eau de l’Oms pour les pesticides dangereux. Raison pour laquelle, il a rassuré les producteurs agricoles de la zone que le ministre de l’Agriculture ne ménagera aucun effort pour soutenir l’implantation de ces deux outils très importants pour le développement d’une agriculture saine, durable, productive et compétitive dans les limites compatibles avec une bonne gestion de la sécurité sanitaire des aliments et de l’environnement.

Par Idrissa NIASSY/senpressenet@gmail.com

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