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Autoroute «Ila Touba» : La Police et la Gendarmerie équipées en cinémomètre et en alcotest pour renforcer la sécurité

Le gouvernement du Sénégal, dans la phase II du Plan Sénégal émergent (Pse) prône pour la paix et sécurité des personnes et des biens partout sur le territoire national. Raison pour laquelle, pour réduire le nombre d’accidents pouvant occasionnés les pertes de vies humaines sur l’autoroute « Ila Touba », il a équipé la Police et la Gendarmerie de matériels de dernière génération pour renforcer la sécurité. 

 

Pour faire face aux nombreux accidents qui surviennent sur l’autoroute « Ila Touba »  pouvant occasionner des dégâts énormes et des pertes de vies humaines, l’État du Sénégal à travers le ministère des Infrastructures vient d’équiper les forces de défense et de sécurité de matériels de dernière génération pour renforcer la sécurité et réduire drastiquement le nombre d’accidents dus pour la plupart aux mauvais comportements humains, comme l’excès de vitesse,  la somnolence, mais aussi l’utilisation des substances psychotropes. Pour cela, la Police et la gendarmerie ont été équipées en cinémomètre (c’est un appareil qui permet de montrer au conducteur la vitesse qu’il est en train de rouler) pour que ces forces de défense et sécurité puissent apprécier avec un matériel homologué la vitesse à laquelle la personne roule. Elles sont également équipées en alcotest pour contrôler le taux d’alcool dans le sang pour faire face à ces comportements inadéquats. Il suffit, renseigne le secrétaire général du ministère des Infrastructures, Aubain Sagna, de souffler sur l’alcotest pour savoir le taux d’alcool existant sur le sang du conducteur. « Ces matériels vont permettre à nos forces de défense et de sécurité de redoubler d’efforts pour réduire les cas d’accidents sur cette autoroute », a-t-il déclaré.  Ces autoroutes où une cinquantaine de décès est décomptée durant les périodes de cérémonies religieuses, ont connu une baisse nette avec la surveillance qui sied. « Il nous arrivait de décompter lors des cérémonies religieuses, une cinquantaine de morts, mais aujourd’hui nous avons 7 morts et en dehors de l’autoroute », a annoncé M. Sagna. Selon lui, toute personne décédée actuellement sur cette autoroute, est une personne de trop. Raison pour laquelle, lors de la visite sur l’autoroute « Ila Touba » avec le Collectif citoyen des usagers de l’autoroute à péage, le secrétaire général du ministère des Infrastructures a appelé les Organisation de la société civile à jouer leur partition au côté de l’État pour faire comprendre les usagers et les faire connaître les dangers de la circulation, tout en informant bien. Durant ces échanges où l’aspect sécuritaire a occupé la majorité du temps, ce dernier de faire savoir que l’État a mis en chantier un arrêté ministériel pour prendre en charge la sécurité et la réglementation des autoroutes dans ce pays. Parlant de la tarification qui est décriée ces derniers temps par les usagers, il a indiqué que  des réponses convaincantes ont été fournies au Collectif, avant de révéler : « Si la vérité des prix était appliquée, on aurait pu multiplier le prix de l’autoroute par au moins quatre (4). Mais, comme l’État roule sous les ordres du chef de l’État, entend donner des prix sociaux qui permettent d’être capables d’entretenir et de maintenir l’autoroute ». Et de préciser : « Aujourd’hui, si  nous ne consentirons pas cet investissement lourd qui permettent d’entretenir cet ouvrage, les Sénégalais vont nous le reprocher. C’est pourquoi, nous avons fixé des prix qui permettent uniquement de supporter les charges générées par l’exploitation de l’autoroute », tout en annonçant que l’État ne cherche pas à gagner quelque chose sur l’autoroute Ila Touba, AIBD-Thiès et AIBD-Mbour ».

133 accidents enregistrés entre de février à juin

Pour Matar Diagne, secrétaire général de Ageroute, le comportement des riverains et des usagers de la route, a rendu cette autoroute plus compliquée, avec des grillages qui sont détruits pour servir de passage aux piétons. Selon lui, de février à juin,  133 accidents sont enregistrés. Parmi lesquels 83 sont dus aux mauvais comportements, les 44 corporels et le nombre de décès est de 6. Ce dernier a fait part également que 26 cameras sont installées sur l’autoroute dont l’exploitation a commencé un an avant le délai, avec une phase de transition où des recettes ont été fixées pour enregistrer tout ce qui passe cette infrastructure. « Il ne s’agit pas de voir les accidents seulement, mais tout ce qui se fait à ce niveau. Raison pour laquelle nous voulons discuter en toute franchise avec le Collectif », dit-il.

Des pages de convergence s’ouvrent

Pour Cheikh Omar Sy, coordinateur du Collectif des usagers de l’autoroute à péage, cette visite sous invitation, est une occasion pour toutes les Organisations de la société civile présentes à cette rencontre de porter la préoccupation des citoyens sénégalais qui se posent beaucoup de questions sur cet ouvrage. « Cette visite est une ouverture pour les citoyens et l’Etat de trouver des pages de convergence, mais surtout de comprendre comment fonctionne nos infrastructures. Mais aussi c’est une occasion de sensibiliser les Sénégalais, tout en mettant en œuvre un cahier de charge qui de manière permanente permettra d’améliorer le service, mais aussi de pouvoir voir les coûts », renseigne-t-il. Revenant sur la tarification, ce dernier de faire savoir qu’il y a une différence sur les premières infrastructures qui ont été construites et celles qui sont là aujourd’hui en terme d’aménagement et de prise en charge de certaines considérations. Selon lui, l’État est en mesure aujourd’hui de prendre en charge une bonne partie de cet ouvrage sur une méthodologie de financement et aussi sur les questions de sécurité et d’amélioration en terme des caméras qui sont mises en place pour faciliter certaines choses. « Cette ouverture d’esprit de la part de nos autorités est à saluer », martèle-t-il, tout en faisant part qu’il permet également d’ouvrir une page de discussion pour que le citoyen puisse poser des questions pertinentes par rapport à l’investissement de cet ouvrage. Concernant toujours la tarification, affirme l’honorable député, l’Ageroute a donné ses arguments techniques par rapport a la tarification et au délai, et les mécanismes de financement  et pourquoi cette tarification est arrivée, même si cette question reste toujours ouverte. «  Il faut que nous puissions a chaque fois expliquer le pourquoi de la différenciation des prix pour que dans l’avenir nous pouvons avoir des montants dégressifs non seulement pour le citoyen lambda de l’utiliser de manière chère, mais aussi d’ouvrir les couloirs économiques tout autour pour les salariés et ceux qui habitent les zones urbaines pour qu’ils puissent bénéficier à grande échelle de cet ouvrage », conclut-il.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net 

 

 

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