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Vente illicite de médicaments : Un problème de rigueur juridique et de textes

Dans le but de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité dues à la consommation des médicaments de la rue au Sénégal, un forum sur la vente illicite des médicaments s’est tenu à Dakar. Le président de l’Ordre national des pharmaciens du Sénégal, Dr Amath Niang a saisi cette occasion pour demander l’État d’appliquer la loi afin de continuer à sauver des vies. 

 

Le président de l’Ordre national des pharmaciens du Sénégal, Dr Amath Niang, et vice-président de l’Iopa (Inter-ordre des Pharmaciens d’Afrique), n’a pas mâché ses mots hier, quand il s’agissait de parlait de la vente illicite de médicaments au Sénégal et surtout à Touba considérée comme la plaque tournante de ce commerce illicite.  Selon lui, ce phénomène n’est plus une question de sensibilisation, mais un problème « de rigueur juridique » et de textes. « Il faut que le l’autorité publique, l’État soit en phase par rapport  à des obligations, car le médicament n’est pas un produit banal », a-t-il déclaré. Avant de dévoiler : « C’est une substance active qui agit sur l’organisme. L’État se doit de l’organiser, de l’encadrer. Il doit faire de telle sorte qu’il soit l’apanage  d’un pharmacien afin d’éviter certaines maladies chroniques ». Comme au Sénégal la circulation et la vente des faux médicaments demeurent une réalité, ce dernier d’appeler l’État l’appliquer la loi pour mettre fin à cette pratique néfaste. «  Aujourd’hui il s’agit d’appliquer la loi sur la base de dispositions législatives et règlementaires », lance le vice-président de l’Iopa. Il s’exprimait en marge du forum sur la vente illicite tenu ce mardi 18 juin à Dakar, où il fait savoir qu’il va au-delà des préoccupations des pharmaciens. Ce forum qui a regroupé la Pharmacie nationale d’approvisionnement, les spécialistes en santé (néphrologues), les représentants des forces de l’ordre et les partenaires techniques et financiers, a pour objectif de lutter contre la vente illicite des médicaments au Sénégal. Mais il s’agit aussi de partager le système d’approvisionnement en médicaments, tout en identifiant les facteurs favorisants la vente illicite des médicaments, les filières de vente ainsi que les actions de lutte contre la vente illicite des médicaments afin d’élaborer un plan d’action de lutte contre la vente illicite de ces remèdes. À nos jours, comme aucun rôle n’est respecté et que toutes les régions du pays sont touchées par cette activité criminelle, Dr Amath Niang d’inciter l’État à organiser la distribution des rôles dans ce pays. « On ne peut laisser les gens vendre les médicaments, les manipuler  comme ils veulent au prix de la santé des populations. L’État est une réalité et a l’obligation de sauvegarder la santé des populations », alerte-t-il. Revenant sur la grâce accordée à Wourry Diallo sur un trafic de médicaments d’une valeur de 1,3 milliards F CFA, ce dernier de révéler : « Le président de la République a reconnu quelque part d’être abusé ». Et ce sont des choses, précise-t-il, qui ne vont plus arriver. « Ce que nous attendons c’est l’application de la mise en œuvre de ces recommandations prises par l’État. Le problème du médicament n’est plus une préoccupation nationale. Elle est devenue une préoccupation internationale. Et l’État se trouve dans la contrainte du devoir salué. Prenant la parole Dr Mbaye Aw, président du Comité national de lutte contre les médicaments illicites (Conasen) créé par le gouvernement du Sénégal pour essayer d’endiguer ce commerce illicite, d’appeler l’État du Sénégal à durcir la sanction sur le trafic illicite de médicaments qui est de mois.

Pour l’année 2018, 2,3 milliards de faux médicaments ont été saisis sur toute l’étendue du territoire.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

 

 

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