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Exploitation artisanale de l’or : Source de plusieurs problématiques

L’exploitation artisanale de l’or en Afrique en général et au Sénégal en particulier,  est source de conséquences désastreuses. Chaque jour, des pratiques néfastes sont déplorées sur les populations impactées.  

 

Dans beaucoup pays d’Afrique et au Sénégal en particulier, des pratiques néfastes et fort déplorables tels que la déforestation la pollution des eaux et des sols, l’utilisation des produits chimiques jugés dangereux pour la santé, l’insécurité, la dégradation des mœurs, la circulation de la drogue et des armes, le travail des enfants,  pour ne citer de que ceux-là, sont constatées dans l’exploitation artisanale de l’or communément appelée orpaillage. Selon le secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie, Ibrahima Gueye, cette situation exige la prise de mesures urgentes et innovantes qui devront nécessairement se traduire par des actions concrètes et efficaces aptes à endiguer de façon durable les nombreux fléaux qui gangrènent les exploitations artisanales. Il a fait part par ailleurs que des mesures idoines ont été prises par le gouvernement du Sénégal à travers des initiatives locales, nationales et communautaires pour essayer de mettre fin à ces pratiques néfastes qui tuent à petit feu notre économie nationale, tout en favorisant la dégradation de notre environnement. « Nous devons continuer à trouver des solutions heureuses et durables à cette épineuse problématique de l’exploitation de nos mines artisanales », a-t-il fait savoir. Ibrahima Gueye s’exprimait en marge de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation du WP3 sur « La mine artisanale en Afrique de l’Ouest francophone » offerte par Panafgéo, où il a soutenu que c’est une priorité au niveau de nos administrations minières pour voir comment nos États pourraient développer des politiques qui permettraient que nos exploitations artisanales puissent avoir leur maximum d’opportunité et surtout de retombées socioéconomiques pour les populations et pour les acteurs. Ce atelier regroupe des délégations de neuf (9) pays d’Afrique de l’Ouest francophone ((Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Mali, Niger, Sénégal, Togo) qui vont  échanger sur toutes les bonnes pratiques et les bonnes expériences qui vont permettre à ces mines artisanales de pouvoir au moins constituer non seulement une opportunité de développement , mais de réduction de la pauvreté au niveau des zones d’exploitation, tout en permettant à un maximum de jeunes  de pouvoir bénéficier d’emplois directs et indirects.  Cette formation qui est en 5ème fois au Sénégal en l’espace de trois ans, est une manière de pousser les 3 000 orpailleurs regroupés en 10 GIE à changer de paradigmes sur les 87 sites que compte le Sénégal et de s’engager vers des mesures innovantes et efficaces.

Pour Dr Nicolas Charles, coordinateur-adjoint du projet Panafgéo, et du Service géologique de la France (Brgm), ce programme vise à renforcer les capacités scientifiques et techniques des personnels géologiques africains. Il est divisé en sept modules de formation. « Nous sommes aujourd’hui au troisième module qui est spécialement dédié à tout ce qui est mine artisanale et exploitation à petite échelle », explique-t-il. Abondant dans le même sens, Plàcido Hernàndez Aguilar, premier conseiller de l’Union européenne au Sénégal, de souligner que le projet est financé à hauteur de 10 millions d’euros par l’Union européenne pour former des agents des services des mines et de la géologie de différents pays d’Afrique afin qu’ils puissent ensuite sensibiliser les artisans mineurs en leur donnant les bonnes pratiques.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

 

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