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CRISE A L’ASBEF : La présidente suspend les salaires de trois agents 

Rien ne va plus à l’association sénégalaise pour le bien être familial (ASBEF). Face à la presse, les employés de ladite structure ont exhorté à la présidente de payer aux trois agents leurs salaires.  Ils ont tiré à boulets rouges sur la présidente dont l’élection a été suspendue par leur principal bailleur et qui refuse de céder.

 

Le feu couve à l’Association sénégalaise pour le bien être familial (Asbef), qui est entrain de traverser une crise sans précédant. En effet, depuis l’élection d’une nouvelle présidente  le 23 mars dernier, à savoir Adjaratou Khady Sy par ailleurs directrice générale de SUNU assurances, la polémique ne cesse de s’estomper. Selon le président par intérim, Amadou Malao Sow, cette dernière a été élue grâce à des pratiques frauduleuses  en violation flagrante des statuts avec la complicité de Myriam Makéba Mingou alors directrice exécutive. «Adjaratou Khady Sy n’a été inscrite que récemment comme volontaire de l’ASBEF. Or, l’une des dispositions relatives aux critères d’éligibilité au comité exécutif national, l’instance de gouvernance suprême de l’ASBEF stipule que le candidat doit avoir participé à la vie de l’association pendant au moins deux ans et avoir fait la preuve de sa disponibilité par sa régularité aux réunions et autres obligations. Mme Sy ne remplit pas cette condition et n’était pas présente à l’Assemblée générale », regrette-t-il. Il renseigne qu’une plainte a été introduite auprès de la Fédération Internationale pour le planning familial (Ippf)qui est la principale pourvoyeuse de fonds de l’Association à Nairobi et grâce à une subvention annuelle, elle assure les salaires de prés d’une centaine d’emplois qui se trouvent aujourd’hui menacés. « A l’issue de la mission, hormis les fraudes constatées pour tenter de légitimer la candidature de Adjaratou Khady Ndaw Sy, il a été constaté le paiement de sommes indues perçues et une violation flagrante des procédures financières en suspendant les salaires de trois agents. Le préjudice pour l’ASBEF se chiffre à prés de 10 millions F Cfa », précise le président par intérim. Un préjudice qu’il détaille avec trois fautes lourdes à savoir l’indemnité kilométrique, la faute sur ces papiers qui  ne sont pas en règle et sa carte de membre  qui n’est pas signée par la présidente. « Elle a détourné des fonds et comme L’IPPF a une politique de tolérance zéro sur toute forme de fraude et par conséquent, elle va quitter ce poste tôt ou tard. Khady Ndaw Sy et Myriam Makéba Mingou veulent faire sombrer l’association. Et là les travailleurs vont forcément aller en chômage, car le bailleur a décidé de suspendre les fonds tant que ce problème n’est pas réglé. Si la décision de l’Ippf n’est pas appliquée,  les salaires ne seront pas payés.  Elles ne peuvent pas détruire la structure, mise en place depuis des années », fulmine M Sow.

Pour le secrétaire général de leur  syndicat,  affilié à la Centrale  de L’UNSAS,  Doudou Keita, ledit syndicat avais demandé aux travailleurs de se mettre derrière le président pas intérim. « Ce qui a été fait et a permis à  tous les salariés de recevoir leurs salaires sauf ces trois à savoir  le chauffeur, le responsable  des ressources humaines et le comptable, ce qui n’est pas normal », tonne-t-il. Il demande aux travailleurs d’être en phase avec le président par intérim pour ne pas légitimer la présidente. «Nous demandons à ce que les trois salariées soient rétablis et qu’il n’y ait pas de licenciés. Si elle refuse, la Centrale syndicale Unsas sera impliquée dans ce combat afin qu’ils soient dans leurs droits  et qu’elle quitte la direction», martèle Doudou Keita.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

 

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