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Pollution de l’air : Les taux d’asthme et de maladies respiratoires alarmants au Sénégal

L’air que nous respirons a un impact sur notre santé au quotidien. Au Sénégal et en milieu urbain plus particulièrement, la pollution de l’air a augmenté de manière exponentielle les taux d’asthme et des maladies respiratoires. Ce qui est alarmant.

 

C’est de notre choix que dépend la qualité de l’air que nous respirons. Mais, au Sénégal plus particulièrement la capitale (Dakar) la situation est pire. Cette région englobe à elle seule 70 % du parc automobile en 2015 d’après l’Ansd et de plus de 80 % des installations industrielles du pays. Occasionnant ainsi, une pollution atmosphérique énorme qui a grandement joué sur l’augmentation des taux d’asthme et de maladies respiratoires au Sénégal. Cette situation inquiétante a fait réagir le ministre de l’Environnement et du Développement Durable Abdou Karim Sall, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnementale édition 2019, qui a débuté par une randonnée pédestre et des activités sportives de masse le dimanche 9 juin 2019, à la place de la Nation (Obélisque) sous le thème « Combattre la pollution de l’air ». Ce dernier profitant de cette occasion, a fait part que la pollution atmosphérique a beaucoup impacté la santé des populations, accentuant du coup les taux de l’asthme et des maladies respiratoires, qui sont devenus alarmants au Sénégal et ne cessent de croître. Raison pour laquelle, il appelle à une lutte sans merci contre ce fléau qui gangrène la santé de nombreux citoyens. « Ces pathologies étant fortement colorées avec le niveau de pollution en particulier, il est donc urgent de lutter efficacement contre ce fléau », a déclaré Abdou Karim Sall. Et comme la tuberculose continue de faire des ravages au Sénégal, même si nous sommes passés de 500 décès à 300 décès par an, les infections respiratoires aiguës (IRA) et particulièrement la pneumonie sont en train de mener leur bonhomme de chemin. Là où les maladies respiratoires chroniques non transmissibles sont plus importantes en zones urbaines que rurales. Parlant de l’asthme, le taux de prévalence est de 8,2 %. Ce qui lui situe à la quatrième place de l’ensemble des pathologies vues en consultation. Cette situation catastrophique a poussé le ministère de l’Environnement et celui en charge du Transport à travers son démembrement le Centre exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD) co-organisateur de la Journée à inviter la population à contribuer à la lutte contre la pollution de l’air, tout en encourageant les déplacements avec des moyens de transport non motorisés (Vélo, marche, le BRT). Ainsi, depuis 2010, la Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC) a mis en place les Centres de gestion de la qualité de l’air qui sont aujourd’hui dotés d’un réseau de six (6) stations de mesures en continu de la qualité de l’air. En outre, elles sont réparties dans les départements de Dakar et Guédiawaye. « Ces mesures effectuées, permettent de déterminer quotidiennement les niveaux de pollution de l’air à Dakar, de déclencher des alertes et de formuler des recommandations sanitaires en cas de dépassement des seuils en collaboration avec le ministère de la Santé », a-t-il expliqué.  Mais aussi, le Sénégal dispose d’un camion laboratoire mobile.

Pour cette édition 2019, compte tenu de l’actualité du thème, la ville de Guédiawaye (Banlieue Dakaroise) est choisie pour abriter la cérémonie nationale de lancement, le mardi 11 juin 2019. Ce sera aussi l’occasion d’inaugurer la 6ème  station de mesure de la qualité de l’air acquise en 2017 dans le cadre du Patmur.

 

Par Idrissa NIASSY/Senpresse.net

 

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