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KINÉSITHÉRAPIE : 150  praticiens pour tous les hôpitaux du Sénégal

La kinésithérapie qui est une spécialité indispensable pour le suivi de beaucoup de patients atteints de pathologies graves, est peu prisée sinon négligée par les autorités étatiques. On dénombre moins de 150 kinésithérapeutes pour tout le Sénégal. 

 

Les accidentés ou autres victimes de chocs graves ont besoin du kinésithérapeute pour leurs séances de rééducation. Mais, au Sénégal cette spécialité aussi incontournable rencontre pourtant d’énormes difficultés dont le manque de personnels avec un plateau technique très limité. Au Sénégal, ils sont moins de 150 kinésithérapeutes à exercer dans les différents hôpitaux. Dans certaines régions de l’intérieur du pays c’est l’absence totale de ce corps paramédical. Une raison pour Ousmane Ndoye, président de l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (ANPAVH) de monter au créneau pour exhorter les autorités étatiques à renforcer ce corps. « La prise en charge des patients pose problèmes. Raison pour laquelle, je lance un appel aux autorités de renforcer ce que le Sénégal a jusque là en kinésithérapie », a-t-il déclaré. Selon lui, beaucoup de solutions ont été trouvées par l’association qu’il dirige pour régler la situation des accidentés de la circulation. Après avoir mis en place plus de 2000 magasins pour aider cette couche, l’ANPAVH va bientôt procéder au lancement de deux projets phares à savoir la conduite de taxis avec deux doigts, qu’il a inventés pour la réinsertion des handicapés et un Centre de formation en mécanique automobile, carrosserie, peinture et métallique. « Nous voulons réduire le taux d’handicaps et de la mortalité sur les routes dans ce pays en outillant les ambulances médicalisées pour les premiers soins, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui perdent la vie en matière d’urgence », a indiqué é M. Ndoye. Il s’exprimait en marge de la Journée de prières pour la réduction des accidents au Sénégal, en partenariat avec l’imam de la grande mosquée de Dakar. Cet événement qui a eu lieu à la Cité Bceao de Nord Foire, est une occasion pour l’association de poursuivre la sensibilisation envers les citoyens sénégalais. Mais aussi, il s’agit de les former sur les premiers secours à apporter aux éventuels accidentés, tout en facilitant la réinsertion des personnes vivant avec un handicap par accident dans la société et dans le secteur de l’emploi. « Cette politique permettra à coup sûr de lutter contre la mendicité au Sénégal », affirme-t-il, tout en faisant savoir que « 30 000 blessés sont recensés annuellement » dans ce pays. Ce qui nous a amené à avoir un taux de 20 % de citoyens handicapés dans ce pays.

 

Par Idrissa  NIASSY/Senpresse.net

 

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